Conseils bien-être

Savon noir, ghassoul, argan : les trésors naturels du hammam marocain

D’où viennent les produits du hammam, à quoi servent-ils et pourquoi restent-ils irremplaçables ? Portrait de quatre ingrédients emblématiques du Maroc.

Savon noir, ghassoul et soins naturels disposés sur la table du hammam chez Arko Prestige Spa à Bourgogne, Casablanca

Le rituel du hammam marocain repose sur une poignée de produits que les Marocains utilisent depuis des générations. Ils sont simples, naturels, et aucune formule moderne n’a réussi à les remplacer. Voici ce qu’ils sont et ce qu’ils font réellement pour la peau.

Hammam en marbre noir éclairé à la bougie chez Arko Prestige Spa à Bourgogne, Casablanca

Le savon noir beldi, premier des produits du hammam marocain

Malgré son nom, le savon noir n’est pas un savon au sens habituel. Il s’agit en effet d’une pâte onctueuse, brun-noir, obtenue à partir d’olives noires broyées et macérées dans l’huile d’olive et le sel. Sur peau humide, dans la chaleur du hammam, il ne mousse presque pas. Cependant, il assouplit la couche superficielle de l’épiderme. Ainsi, après quelques minutes d’action, il rend le gommage à la kessa à la fois plus efficace et plus doux. Riche en vitamine E, il laisse la peau nourrie plutôt que desséchée.

Le gant de kessa

Ce gant de crin, à la texture légèrement rugueuse, est l’outil du gommage. Passé sur la peau assouplie par le savon noir, il élimine les cellules mortes par longs mouvements fermes. Le résultat se voit donc immédiatement : la peau est lisse, unifiée, et absorbe bien mieux les soins qui suivent. Un gommage à la kessa toutes les une à deux semaines suffit pour la plupart des peaux.

Le ghassoul de l’Atlas

Le ghassoul (ou rhassoul) est une argile minérale du Moyen Atlas. C’est la seule région au monde où on la trouve. Mélangée à de l’eau, parfois à de l’eau de rose ou de fleur d’oranger, elle forme une pâte. On l’applique ensuite en enveloppement sur le corps et les cheveux. Le ghassoul absorbe les impuretés et l’excès de sébum sans agresser, tout en apportant des minéraux. Il laisse la peau douce et les cheveux brillants : c’est l’étape « purifiante » du rituel.

L’huile d’argan, le produit du hammam marocain qui nourrit

L’huile d’argan provient des fruits de l’arganier, un arbre qui ne pousse que dans le sud-ouest du Maroc. Elle est riche en acides gras et en vitamine E. Au hammam, elle intervient en fin de rituel. Sur une peau fraîchement exfoliée, elle pénètre donc rapidement et nourrit en profondeur. De plus, on l’utilise en massage pour sa texture fluide et son toucher non gras.

Le miel et les huiles essentielles

Certaines formules ajoutent un masque au miel, apprécié pour ses propriétés adoucissantes et apaisantes. D’autres parfument la vapeur à l’eucalyptus pour dégager la respiration. Enfin, les huiles essentielles interviennent surtout dans les massages. Elles participent alors à la détente, par le parfum autant que par le toucher.

Pourquoi ces produits du hammam marocain restent irremplaçables

Leur force tient à leur simplicité et à la logique du rituel : le savon noir prépare, la kessa exfolie, le ghassoul purifie, l’argan nourrit. Chaque ingrédient a sa place et son moment. Ainsi, c’est cette cohérence, plus qu’un produit isolé, qui explique la sensation de peau neuve en sortant du hammam.

Ces produits sont au cœur de nos rituels de hammam. Pour en savoir plus sur la maison, découvrez le spa.

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